Croisée de Faernol Index du Forum
Croisée de Faernol
Refuge des Fire in the Hall (3095)
 
Croisée de Faernol Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: 11/ LA DANSEUSE DE BRUME ::

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Croisée de Faernol Index du Forum -> CONTES ET LEGENDES DU MIDIKAN -> CHRONIQUES D'UNE TROLLETTE DE PEU DE VERTU
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Tharass l'Araignée
Sélénombre

Hors ligne

Inscrit le: 16 Mai 2012
Messages: 976
N° de TROLL: 76 089
GUILDE: Fire in the Hall
Féminin

MessagePosté le: Mer 15 Mai - 01:32 (2013)    Sujet du message: 11/ LA DANSEUSE DE BRUME Répondre en citant

LA DANSEUSE DE BRUME
   

La nuit dura 3ans avant que le jour de sa prophétie se lève. Trois années durant lesquelles Tharass et Nolark s'exilèrent de leurs terres du Midikan afin de parcourir le Hall et de faire leurs armes.

Si l'on dit qu'un lieux est toujours l'allégorie d'un être,  les arènes de MountyHall, étaient celles du Guerrier. Chaque participant y laissait tomber sa robe à la faveur d'une aventure, d'un combat. Tous unis devant l'unique Dieu qui y régnait: la Mort. Un endroit où il n'est point de prêtres, de révolutionnaires, de marchands ou de chasseurs, juste des combattants.

Les deux Fire in the Hall firent vite le constat qu'ils avaient ici tout à prouver. Car ici,  ils n'étaient personne, pas encore du moins. Pas de Reine des garces, juste Tharass. Une skrimette du vulgaire une arme sacrée et un Kastar à la main. Rien de plus qu'une fragile poupée aux cheveux de lune non initiée aux Arts de la Guerre, et qui voulait briller comme une étoile sur un terrain qui n'était pas le sien.


  

Alors, en arachnée qu'elle se voulait, elle entreprit de tisser sa toile. Nouer des liens avec ceux qui leur enseigneraient les Arts de la Guerre. Au long de leurs aventures, ils allaient combattre aux côtés de  stratèges, de guerriers sanguinaires et même de guildes d'assassins. Si Tharass et Nolark  recherchaient tous deux la puissance, force est de constater qu'ils n'étaient pas disposés aux mêmes fonctions. Le kastar, déjà costaud pour son âge, voulait acquérir en force brute pour écraser ses adversaires.

La vie ne l'avait pas épargné, et devenir plus fort était devenu l'unique revanche dont il disposait pour s'affranchir de la cruauté avec laquelle on l'avait traité. Il ne brillait pas non plus par l’éloquence de ses propos, mais quand il s'agissait de démolir quelque chose, Nolark était le troll de la situation.

Tharass quant à elle, peut douée pour les dégâts, s'intéressait au combat dans sa globalité, à la géométrie de possibilités qu'offrait un affrontement. La stratégie, oui, mais avant de devenir celle qu'elle allait être, la skrimette était d'abord une artiste, et lui tenait à cœur d'offrir le plus beau spectacle à ceux qu'elle allait croiser.

En dehors des combats, la skrimette passait le plus clair de son temps à développer un nouvel art: un subtil mélange d'enchainements de pas rapides empruntés aux danses midinaises à l'intérieur des quels elle avait inséré des techniques de parades et de retraites.

Et alors qu'elle se mouvait sur les rythmes endiablés de ses chorégraphies, Tharass semblait danser sur la lave. Souple et preste, la skrimette paraissait ne plus avoir deux mais huit pattes, qui piquaient, juste pour observer comment son partenaire bougeait. Elle vivait ses danses guidée par l'Amour et la Mort pour seuls cavaliers.

Les batailles et  les tournois s'enchainèrent. Cela faisait des cycles qu'ils n'étaient pas rentrés chez eux, mais au fur et à mesure qu'ils combattaient par le Hall, ils apprenaient à frôler du doigt ce à quoi ils étaient voués. Tharass et Nolark avaient trouvé dans les arènes la voie sibylline des destinées qu'ils voulaient embrasser. Ne leur manquait qu'un peu de patience et un soupçon de magie pour devenir qui ils étaient. Tharass allait pouvoir s'illustrer sur le ring, et montrer au Hall de quel feu elle était faite, mais avant, elle allait devoir salir une nouvelle fois son honneur.


 

Depuis trois cycles, elle le recherchait. Mais un don, pensait elle, ne doit pas s'acheter, il doit se mériter. Elle dansait alors inlassablement, sans se plaindre, dans les sombres tanières où la nuit venue les cœurs trainaient. Patience, se disait elle en songeant à la prophétie.

La récompense que lui avait promis Pollux la veille faisait jouer dans sa tête cent tours.
L'odeur du sortilège embourbait ses sens. Elle était trop troublée pour pouvoir hypnotiser.
Les actes suivraient sa pensée. Intrépide comme une louve, ce soir elle assaillirait le Kastar.

Quand il pénétra les portes de son salon, Tharass se sentie frémir.
Elle l'installa dans un fauteuil puis entama une de ses danses sans lui susurrer mot... lentement.
Sa quête avait été trop longue pour se satisfaire d'un dénouement abrégé. Elle prit son temps. Elle voulait se faire désirer de lui, autant qu'elle avait convoité le précieux sortilège.

Tharass se rapprocha alors doucement de sa proie en ondulant du bassin. Puis peu à peu, elle dévoilait ses formes arrondies qui laissaient suggérer un certain prix. Elle ne décrocha pas sa victime du regard. Il esquissa un léger sourire qu'elle perçue comme une invitation à venir ôter son armure. Il était nu, là, tout à elle, prêt à recevoir une pléthores de caresses. La skrimette s’exécuta, ses lèvres d' azur effleuraient la peau d'angoisse du kastar qui allait se faire dévorer par l'ambition lubrique de la trollette.

Elle voulait se saisir de son être, maintenant! Le rythme de ses assauts se faisait de plus en plus pressant. Les canines du kastar sortaient au son des gémissements de la blonde. Souple comme une succube. Elle s'abandonna dans les chants aiguës que le kastar lui inspirait, prête à récolter les précieuses goutes du feu de son ventre. C'est alors que le kastar vint abréger sa musique en plantant ses doux crocs dans la peau de la skrimette offerte. Aucun marasme, juste des spasmes, contractions de ses muscles utérins puis vient. Elle poussa un dernier rugissement: « GrrraAaoUuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ». Il sourit et finit d'accéder par d'ultimes saccades acharnées au tant mérité repos des guerriers.

« Aujourd'hui, vulgaire catin aux cheveux de lune, se transformera dans la guerre en danseuse de brume. » Telles étaient les paroles de la prophétie soufflées par son Dieu. Et ce matin, pour la première fois, elle allait enfin maîtriser le sortilège d'invisibilité. Magie si convoitée qui lui permettait enfin de parfaire sa technique, son art, sa danse. Silencieuse comme une ombre, légère comme la brise, véloce comme la marilith et invisible comme la faucheuse. Tous les jours qui précédèrent ce moment, ne furent que le commencement de sa quête.
_________________
"Le temps est la toile où je suis à la fois la mouche et l'Araignée"


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 15 Mai - 01:32 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Croisée de Faernol Index du Forum -> CONTES ET LEGENDES DU MIDIKAN -> CHRONIQUES D'UNE TROLLETTE DE PEU DE VERTU Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com